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« Les énergies renouvelables sont inépuisables. Elles ne détruisent pas l'environnement. Elles sont disponibles partout. Leur utilisation facilite la solidarité avec les générations futures. Elles assurent l'avenir de l'humanité. » Stockholm. 9 décembre 1999.
Devant un parterre d'illustres anonymes totalement acquis à la cause, ces mots simples sans être simplistes se propagent et résonnent jusqu'au fond de la salle. Ces cinq phrases sont prononcées par un membre du Parti social-démocrate siégeant à la Bundestag, un certain Herman Scheer.
Quelques instants avant, la Right Livelihood Award Foundation (l'académie de la rétribution des « moyens d'existence justes ») lui avait remis « pour son travail infatigable pour la promotion de l'énergie solaire dans le monde » un prix Nobel dit « alternatif », récompense offerte aux personnes ou associations dont le travail (excusez du peu !) consiste à la recherche de solutions pratiques et exemplaires pour les défis les plus urgents de notre monde actuel.
Herman Scheer fut un infatigable défenseur et combattant de la « bataille verte », guerre pacifique pour la promotion et la valorisation des énergies dites « renouvelables ».
Il est à l'origine de la loi allemande sur les énergies renouvelables (EEG - Erneuerbare Energien Gesetz), accordant une priorité à ces énergies. Cette loi révolutionnaire et sans réel précédent, fut promulguée en avril 2000.
Elle a permis la mise en place d'un tarif d'achat dédié. Depuis, elle est désormais copiée au plan international, y compris en France.
Hermann Scheer a été élu président du Conseil mondial de l'énergie renouvelable (World Council for Renewable Energy) et de l'association Eurosolar, association dont l'objectif est la généralisation de l'usage de l'énergie solaire et de l'énergie du vivant (bioénergie), le développement des technologies associées et le soutien politique de la mise en place des énergies renouvelables.
Outre les innombrables récompenses obtenues au cours de sa carrière, en 2002, le Times Magazine le considérait comme l'un des cinq « Hero for the Green Century », à savoir l'une des personnalités ayant fait le plus pour les énergies renouvelables au 20ème siècle dans le monde.
Ce docteur en sciences économiques et sociales est l'auteur, en 2007, du livre « L'autonomie énergétique », ouvrage que toute personne « au service du développement durable » doit avoir lu. Il y expose une pléthore d'idées et révèle les véritables enjeux de cette question.
« Si l'on veut que le changement vers une autonomie énergétique s'opère d'une façon maîtrisée (sans nouvelles guerres, sans vagues de chômage dans certains secteurs) nous ne devons pas perdre de temps, car le jour où les énergies fossiles viendront à manquer et où le nucléaire ne pourra plus cacher sa face dangereuse et coûteuse, des conflits énergétiques violents risquent d'éclater. »
Il est aussi (et surtout) le père de l'Agence Internationale des Energies Renouvelables (IRENA), organisation intergouvernementale fondée en 2009 dont la mission est la promotion des énergies renouvelables à l'échelle mondiale.
A l'occasion du discours d'inauguration de l'Agence, il mesure le chemin parcouru :
« Depuis trop longtemps, le potentiel des énergies renouvelables a été largement sous-estimé et de trop nombreuses institutions étaient très mal informées à propos du potentiel réel. Tel le capitaine d'un bateau navigant sur une mer ouverte sans savoir s'orienter et qui crie "Il y a de l'eau partout mais nous n'avons plus une seule goutte à boire !". Les énergies renouvelables sont partout, il nous faut installer des capteurs pour les collecter, de la même manière qu'un bateau qui a installé un désalinisateur ne manquera jamais d'eau douce en mer. Nourris d'informations insuffisantes, nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à voir la lumière des énergies renouvelables. »
Quatorze jours avant sa mort, il a été vu en direct à la télévision allemande faisant une déclaration au Bundestag à propos d'un sujet très explosif : il mettait en cause des sociétés privées d'énergie nucléaire dans une affaire de violation de 60 milliards € d'un contrat d'accord.
Le jeudi 14 octobre 2010, à Berlin, à l'âge de 66 ans, Hermann Scheer fut emporté par une crise cardiaque.
Son action a été reconnue et saluée par tous. Il laisse un héritage immense, qui constitue le socle fondamental du développement des énergies nouvelles dans le monde.
Ce « modèle d'inspiration » faisait donc partie de ses résistants de la première heure, pourfendeur des énergies fossiles, et défenseur d'un monde « décarbonné ». Depuis sa mort et jusqu'au prochain oracle inspiré, les énergies renouvelables sont un peu orphelines.
J'ai donc souhaité rendre hommage à son courage, son action, son endurance et sa clairvoyance.
Laissons, à son auteur, le mot de la fin :
« Nous devons combattre pour construire un ordre économique global permettant à chaque Etat de forger sa propre politique énergétique et écologique, afin de démanteler les monopoles en économie, en politique et dans les médias, de lutter pour imposer un nouvel ordre agricole débarrassé des monopoles céréaliers et des manipulations génétiques, pour restaurer l'agriculture écologique et créer des systèmes de communication respectueux de l'environnement. »
Waleed Mouhali

La déforestation est le phénomène de régression des surfaces couvertes de forêt. Elle résulte des actions de déboisement puis de défrichement, liées à l'extension des terres agricoles, à une exploitation excessive ou anarchique de certaines essences forestières et à l'urbanisation. Du fait de la tolérance de nombreux pays, comme le Brésil ou Madagascar, vis-à-vis du développement de l'agriculture en zones boisées, la déforestation actuelle concerne surtout les forêts tropicales. Mettre un terme à cette destruction massive est le moyen le plus sûr de ralentir le changement climatique. La destruction de la forêt est responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre.
L'âpreté et le cynisme des pays riches se heurtent dorénavant à la réaction de nombreux pays du Sud, et la forêt est au centre d'une négociation d'un nouveau genre. Mené par la Papouasie-Nouvelle- Guinée et le Costa Rica, un groupe d'action de sauvetage de la forêt tropicale incluant plusieurs pays en voie de développement vient de faire une proposition innovante, visant à limiter la production de gaz à effet de serre tout en soutenant leurs développements nationaux.
Les forêts tropicales constituent une vaste réserve de biodiversité, et absorbent de grandes quantités de carbone, réduisant ainsi le taux de gaz carbonique dans l'atmosphère. En les conservant, les pays tropicaux rendent à la planète un service incommensurable, pour lequel ils n'ont jamais jusqu'à présent reçu de contre-partie. Offrir une contre-partie financière en échange de ce genre de service environnemental permettrait d'augmenter de façon substantielle l'aide qui leur est apportée, tout en donnant à ces pays de bonnes motivations économiques.
Comme tous les végétaux, la forêt, grâce à la photosynthèse, puise du carbone dans l'atmosphère, qu'elle lui restitue par la respiration, la décomposition ou la combustion de sa biomasse. Lorsque ces échanges sont inégaux, la forêt constitue soit une source de carbone, soit, à l'inverse, un puits de carbone. Or le bois est constitué à 50 % de carbone. La forêt, par sa biomasse et plus encore par l'humus qui se forme dans son sol, constitue donc un piège naturel pour cet élément chimique.
Dorénavant, l'enjeu est moins de protéger les forêts que de mieux les gérer, et d'exploiter au mieux leurs capacités à constituer un « puits » de carbone. De plus en plus, les entreprises dont les pays ont ratifié le protocole de Kyoto peuvent acquérir des droits carbone en « reforestant », y compris en milieu tropical.
Jusqu'à peu, on estimait que le stockage du CO2 était assuré concomitamment par les océans et les forêts des hautes latitudes ; les experts estiment que le bilan carbone des forêts tropicales est équilibré. Un marché réellement mondialisé des émissions de CO2 devrait prendre en considération les capacités de stockage des forêts tropicales existantes. Il est donc nécessaire d'encourager une rationalisation de l'exploitation.
Rappelons qu'un pourcentage non négligeable de la population mondiale, 500 millions d'hommes, vivent dans les forêts et dans leurs abords. La déforestation ou la surexploitation des forêts tropicales résulte en premier lieu de la satisfaction des demandes locales. Si cette exploitation est en train de s'améliorer, les ventes illégales de bois sur le marché international ne font que s'amplifier. On peut affirmer que la persistance de cette situation aura des effets indirects fâcheux sur les équilibres locaux.
À tout bientôt, amis blogueurs de l'Ensiate.
Professeur ZANA

L'heure est venue de fonder une économie humaine, plus solidaire, conçue sur le bien commun et le développement durable. Sans angélisme, ni démagogie, le développement durable fonctionne dorénavant en agitateur de consciences et en accélérateur des responsabilités. La mondialisation a entraînée une profonde mutation des entreprises, une évolution des rites de consommation, des rituels de communication.
Aussi, les fondements d'une société civile planétaire doivent se mettre en place. La transparence, le respect de la parole donnée, le dialogue sont en train de devenir des valeurs étalons. Le développement durable constitue un indéniable moteur de croissance et s'avère un formidable outil de proximité. ("Think global, act local"). Inventons ensemble une économie "budget TERRE" où la solidarité, la participation de citoyens à l'action publique seront autant de leviers pour un monde meilleur. Opposons donc, la puissance de la volonté à la volonté de puissance ! Prônons la valeur de la création pour générer de la création de valeur !
Il devient en effet, urgent de créer une plateforme humaine qui vise à satisfaire les besoins des générations présentes sans compromettre ceux des générations futures. Pour cela, faisons en sorte que la boîte à idées se change en boîte à aider ! Portés par un intérêt généreux, créons des systèmes universels qui participent à l'intérêt général.
Demain est une terre humaine ! Ne changeons donc pas ...Une éthique qui gagne !
Professeur ZANA
Début juillet, les résultats des examens viennent de tomber et de nombreux jeunes n'ont toujours pas trouvé de formation pour la rentrée.
Pour tous ceux qui souhaitent trouver rapidement une solution, Studyrama organise la 2nde édition du Salon Sup' Alternance « spéciale rentrée » le 6 juillet prochain à la Cité Internationale Universitaire de Paris (17 boulevard Jourdan - 75014 PARIS) de 10h à 18h.
Cet évènement réunit des établissements de l'enseignement supérieur n'ayant pas encore clôturé leurs inscriptions.
C'est le rendez-vous pour trouver sa formation en alternance !
En tout, une cinquantaine d'établissements seront au rendez-vous et l'ENSIATE représentera les secteurs d'activité suivants : énergies renouvelables, génie climatique, thermique du bâtiment, environnement, management environnemental ou développement durable. Nous vous présenterons nos programmes et les métiers qui y sont liés.
Plusieurs conférences sont prévues :
•- Alternance / Apprentissage / Contrat pro : quelles différences ?
•- Conseils pour trouver son entreprise d'accueil
•- Avec l'alternance, un emploi assuré ?
Le CIDJ (Centre d'Information et de Documentation Jeunesse) informera les jeunes sur tous les sujets qui les concernent : projets, études, métiers, bourse, logement ...
Et enfin des offres de contrats en alternance, de jobs et de stages seront affichées sur des panneaux d'affichage.
Vous souhaitez obtenir un rendez-vous personnalisé avec un représentant de l'Ensiate : envoyez un mail à ensiate@ensiate.fr en nous indiquant une heure de préférence.
Pour obtenir votre badge :
http://www.studyrama.com/salons/salon-studyrama-salon-sup-alternance.html#SALON_FORMULAIRE
Camille LHEUREUX

Aujourd'hui, notre mode de vie urbain nous rend essentiellement responsables des nombreux problèmes environnementaux auxquels l'humanité est confrontée. La Charte des villes européennes pour la durabilité ou charte d'Aalborg (Danemark) a été signée le 27 mai 1994. Elle vise à élaborer des plans locaux qui doivent notamment identifier les problèmes et les causes en consultant les populations, définir le concept de collectivité durable avec tous les partenaires, évaluer les stratégies alternatives de développement.
Les municipalités ont un rôle essentiel à jouer pour faire évoluer les structures environnementales et les habitudes de vie, de production et de consommation. Le concept de la charte permet la remise en question des collectivités territoriales qui sont amenées à monter un projet de quartier, ou de rénovation de ville.
L'autorité locale est la plus proche des citoyens ; elle partage les responsabilités avec les autorités compétentes à tous les niveaux, pour le bien-être de l'homme et de la nature. En signant la Charte européenne, les villes se sont engagées à soutenir le programme de l'Action 21 et à élaborer des plans d'action globaux en vue de garantir la durabilité des villes européennes. Le concept de la ville durable prend non seulement en compte les problèmes environnementaux mais aussi socioculturels, et économiques.
La ville, le quartier, doit donc pouvoir offrir une qualité de vie en tous lieux. Elle appelle à une mixité sociale, qui reflète la société. Ainsi, les habitants peuvent-ils profiter du calme, de l'air, et de l'espace disponible.
La charte d'Aalborg a été signée au départ par 80 autorités locales européennes et 253 représentants d'organisations internationales, de gouvernements nationaux, d'instituts scientifiques, consultants et personnes privées. Elle pousse la ville à réfléchir sur son impact sur le futur, son identité et sa capacité à se maintenir dans le temps.
La vision proposée est fondée sur un processus d'innovation et d'équilibre local fondé sur la négociation et la coopération entre tous les acteurs concernés. Il est donc nécessaire d'y adjoindre un projet politique et collectif, à la fois ferme et ambitieux.
Professeur Zana

Par sa volonté de changer et réapprendre les modes de construction l'architecture bioclimatique est la recherche d'un équilibre entre la conception, l'environnement du bâti et le bien-être des usagers.
Base de la construction HQE, cette approche respectueuse de l'environnement, repose sur 4 principes fondamentaux :
La démarche de l'architecture commence par le diagnostic du site (opportunité, étude du sol, contraintes climatiques et topographiques) puis la réflexion sur la conception du projet peut alors commencer : préconisations de matériaux, intégration de systèmes permettant de réduire les besoins énergétiques (bioclimatisme et énergies renouvelables) et notion de confort (visuel, olfactif, acoustique et hygrothermique).
L'importance des cibles dépend de la volonté du maître d'ouvrage (le client) et des contraintes imposées par le site.
Le regroupement des différents corps de métiers - l'architecte, les bureaux d'études et le maître d'ouvrage - ajoute une difficulté supplémentaire à la construction bioclimatique. Ils doivent trouver un terrain d'entente visant à respecter les contraintes réglementaires et techniques de chaque domaine.
Une fois en accord, l'architecte assure le suivi de chantier dit "chantier vert" par des audits réguliers.
Angélique ANTOINETTE / Marina HENRI
La biodiversité s'applique aux espèces animales et végétales, aux paysages et aux écosystèmes de la planète. Elle comprend notamment les plantes cultivées, les animaux, les espèces sauvages, les forêts, les éléments marins et d'eau douce, les sols, les micro- organismes...
L'évaluation des écosystèmes en début de millénaire a mis en évidence les conséquences négatives des activités humaines sur le fonctionnement naturel de la planète. La conservation et la préser- vation de l'intégrité des écosystèmes sont essentielles pour réduire la vulnérabilité des êtres humains face aux changements climatiques. La conservation de la diversité biologique, y compris sa restauration et sa réhabilitation, peut constituer une stratégie d'adaptation clé pour aider les populations vulnérables à affronter les changements climatiques. Chaque espèce est le maillon d'une chaîne complexe et encore inconnue.
Bien souvent, les hommes continuent à puiser dans la biodiversité mondiale comme s'il s'agissait d'une réserve inépuisable. L'appau- vrissement de la diversité biologique est une réalité. En fait, nous connaissons la plus importante vague de disparitions depuis l'extinction des dinosaures. Des disparitions d'espèces se sont produites de tout temps, et l'on considère que 99 % des espèces ayant vécu sur notre planète sont éteintes. Les scientifiques ont recensé moins de 2 millions d'espèces différentes. Mais aujourd'hui, le taux d'extinction est mille fois plus élevé que le taux de référence.Trois espèces disparaissent toutes les heures. De 18 000 à 55 000 espèces sont perdues chaque année.
D'ici à la fin du siècle, les espèces et les écosystèmes devront lutter pour suivre le rythme des changements de température et de niveaux de précipitations ; dès lors, le taux de disparition augmentera.
La Convention sur la Diversité biologique, adoptée à Rio en 1992, a fixé trois grands objectifs : conservation des diverses formes de vie, utilisation durable de la biodiversité, accès juste et équitable aux ressources vivantes.
Même si la nature continue de créer de la biodiversité, il est urgent de renouveler le contrat entre l'homme et les autres espèces qui peuplent la terre. Comme toute espèce, l'espèce humaine ne doit son existence qu'à celle des autres : elle fait partie de la biodiversité, c'est-à-dire de l'infinie diversité du monde vivant.
En effet, selon Edward O.Wilson, considéré comme l'inventeur du mot « biodiversity », « la biodiversité c'est la totalité de toutes les variations de tout le vivant !..».
Professeur Zana